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“The Selection stories, The Prince and The Guard” – Kiera Cass

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Bonjour à tous !

J’ai une très bonne nouvelle pour les fans de la série de Kiera Cass ! Sachez que les e-nouvelles “The Prince”, et “The Guard” (Le Prince et le Garde) sortiront au format papier le 4 février prochain aux Etats-Unis, on peut donc s’attendre à une sortie française un petit après, puisqu’il s’agit de deux nouvelles, l’une décrivant Mason avant la Sélection, et son premier amour, tandis que l’auteur nous permettra de mieux comprendre Aspen, et tout ce qu’il ressent pour America, en nous faisant découvrir son point de vue pendant la Sélection !

Bref, il s’agit de quoi nous faire patienter avant le 6 mai et la sortie de “The One” aux Etats-Unis !

“Spirales” – Tatiana de Rosnay

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Spirales

Êtes vous prêts à vous laissez emporter par le tourbillon du destin, implacable, sans issue, de Tatiana de Rosnay ?

C’est la première fois que je lis un roman de Tatiana de Rosnay, même si je connaissais son succès pour « Elle s’appelait Sarah ». J’ai été emporté le temps de deux petites heures dans cet enchaînement terrible dont Hélène, l’héroïne, est la victime. Et je dois vous avouer que je n’en suis pas sortie indemne moi non plus !

Hélène est une mère de famille bourgeoise, aimante, sereine, intelligente, bien sous tout rapport dira-t-on. Jusqu’au jour où elle fait un faux pas, puis un autre… Et de mensonges en mensonges, la vie semble se retourner contre elle. Je ne vous en dis pas plus pour vous laissez le temps de profiter au mieux de ce petit roman presque diabolique.

Au début, je pensais qu’il était peu crédible que tout cela puisse arriver à la même personne, et puis au fil du roman, je n’ai pas pu m’empêcher de penser que nous pourrions toutes devenir victimes du même coup du sort… et là c’est difficile de s’en remettre !

J’ai adoré le style d’écriture de Tatiana de Rosnay, simple, les phrases sont courtes, et tout cela donne un rythme effréné au roman. Ajoutez à cela des chapitres très courts, et vous obtenez cette petite bombe littéraire, qui en fera exploser plus d’une !

Et attention à la fin du roman, elle devrait vous surprendre ! Je suis restée interdite, et je ne sais pas encore quoi en penser… Peut être l’illumination me viendra-t-elle un peu plus tard à force de penser et repenser à ce que j’ai pu lire ? En tout cas, si vous voulez en parler, n’hésitez surtout pas !

Editions Le Livre de poche, 20/03/2013.

“Le Trône de Fer / Le Donjon Rouge” – George R.R. Martin

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Le trône de fer

« Winter is coming »

Si vous êtes adeptes de fantasy pure, ou que vous avez adoré les deux premières saisons de la série télévisées (voire que vous regardez la troisième en V.O.), vous ne résisterez plus longtemps à vous lancer dans la lecture des livres de George R.R. Martin !

Pour ceux qui n’y connaissent rien, place à un petit résumé (qui n’aura pas la prétention de vous présenter tous les merveilleux aspects de ce roman aux airs moyenâgeux). L’intrigue se déroule dans le royaume des Sept Couronnes où la bataille fait rage pour s’emparer du trône de fer par le biais de complots, de trahisons, de mariages… Au Nord pourtant, une toute autre menace semble se profiler, une menace que les Rois et Reines ne prennent pas en compte… Au delà du Mur, les Autres menacent de tout détruire… L’Hiver vient !

Le premier tome commence par nous présenter les héros de cette formidable saga, tous plus attachants les uns que les autres, ou qui finiront par l’être. Car rien n’est blanc, rien n’est noir dans cette saga, et c’est aussi ce qui en fait une réussite ! Laissez derrière vous votre vision manichéenne des choses, vous ne résisterez pas à la psychologie implacable des personnages de George R.R. Martin !

Vous allez partir à la rencontre des Stark, une famille unie, vivant à Winterfell, où Ned Stark, le père, est gouverneur du Nord. Tous se trouveront séparés les uns des autres au fil de ces deux premiers tomes (qui sont exploités par la première saison de « Game of Thrones »). De l’autre côté, vous avez les Lannister, dont vous apprendrez à vous méfier (tout en en trouvant certains fort attachants… J’avoue, j’ai mon faible pour ce merveilleux Tyrion !). Il y a la famille Baratheon, dont Robert, le frère cadet, est devenu Roi après la guerre qui a été menée contre les Targaryens, la famille Dragon. Ces derniers ont été exterminés il y a des années, cependant, deux enfants de l’ancien roi ont survécu et vivent désormais par delà la Mer de l’Est. Viserys Targaryen, frère aîné de Daenerys Targaryen, prétend être le dernier dragon (alors qu’il y a des siècles que les dragons ont disparu) et de ce fait décide de créer une armée pour reprendre le trône de fer qui lui appartient de droit. Il va se servir de Daenerys pour rallier des sauvages, les dothrakis, à sa cause…

Et vous croiserez bien d’autres personnages que je n’ai pas cités ci-dessus, qui vous feront rire, sourire, pleurer ou rager ! Une véritable perle pour les adeptes de romans fantastiques, entre le Seigneur des Anneaux, les Rois Maudits, et Excalibur ! Promis, vous ne vous ennuierez pas ! Et ne vous laissez pas dissuader par la longueur des romans (et des intégrales), vous aurez le plus grand mal à accepter de les refermer !

Une mention particulière, pour terminer, pour le traducteur, Jean Sola, qui a fait un travail formidable, dans le style de traduction utilisé, comme dans les mots !

Intégrales et livres poches disponibles aux éditions J’ai Lu.
Grands formats disponibles chez Pygmalion (éditions Flammarion)

Vous pouvez aussi retrouver la série télévisée “Game of Thrones” sur Canal +, et en DVD. La saison 3 est en cours de diffusion aux USA.

“La marque des Anges T.2 – Revenante” – Laini Taylor

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♥♥♥ Attention coup de cœur ! ♥♥♥

Revenante

C’est avec un peu d’appréhension que j’ai commencé à lire le tome 2 de Fille des chimères (qui a d’ailleurs été réédité entre temps, la trilogie ayant aujourd’hui un nom « La marque des Anges », ainsi qu’une nouvelle couverture, jolie, bien que peu originale…).

En effet, j’avais pu lire quelques avis négatifs concernant le tome 2 en V.O. Ayant commencé la lecture en VF, j’ai donc attendu patiemment le tome 2 en version française, inquiète à l’idée que le génie qui m’avait transporté dans le premier tome ne soit pas au rendez vous !

Et j’ai maintenant du mal à comprendre les avis négatifs ! Non seulement, ce tome 2 est génial, mais je trouve qu’il est encore meilleur que le tome 1 (ce qui était déjà difficile à accomplir !).

Petit rappel donc pour ceux qui n’ont plus trop de souvenir sur le tome 1 (attention spoilers pour ceux qui ne l’ont pas lu !) :

Karou, héroïne mystérieuse aux cheveux bleus a un secret, elle vit avec des chimères. Ces chimères l’ont élevée, en échange de ses services ponctuels. En effet, Sulfure a besoin de dents, sans que Karou sache exactement pourquoi. Pendant une course qu’elle faisait au Maroc, Karou va se retrouver nez à nez avec un Ange, un Ange qui semble vouloir la tuer, mais elle va parvenir à lui échapper. Seulement voilà, Akiva, Ange de son état, vouant une haine farouche aux chimères (comme tout membre de son espèce), semble attirer par la jeune Karou, et va finalement essayer de mieux la connaître. Tombant amoureux l’un de l’autre, ils ne se doutent pas un instant de la fatalité qui ne va pas tarder à les toucher. Car si les yeux tatoués sur les mains de Karou semblent peu de choses, en vérité, ils signifient tout. Tout ce qu’était Karou dans sa vie antérieure, tout ce qu’était Karou, « Espoir », avant que Sulfure ne la ressuscite. Car Karou n’est autre que Madrigal, chimère Kirin (mi-humaine, mi-bouc, avec des ailes de chauve-souris), grande guerrière, promise au Loup Blanc, prince des Chimères, intrépide et sans merci. Mais Madrigal est avant tout celle qui a sauvé Akiva sur le champ de bataille, celui qui deviendra par la suite son amant, celui qui devra la regarder mourir car leur amour est interdit, celui qui par vengeance, persuadé que le Loup Blanc et Sulfure sont à l’origine de la mort de sa bien-aimée, va fournir aux Anges la clé pour anéantir le royaume des Chimères à tout jamais. Et c’est d’ailleurs là que se terminait le premier tome de « La marque des Anges », alors que Karou/Madrigal apprend que par la faute d’Akiva, sa famille a été décimée, et que plus jamais il ne sera possible de faire revivre des chimères, puisque le résurrectionniste, Sulfure, a péri avec tous les autres…

Autant vous dire que le tome 1 se terminait dans un suspense saisissant, et une rupture des plus prenantes !

Et nous revoilà plongés dans le monde de Karou et Akiva, le monde des chimères et des Anges, alors qu’Akiva décide de rejoindre son frère et sa soeur, sans savoir si Karou est seulement encore vivante, tandis que de son côté Karou va rejoindre les quelques survivants de son espace (ouf, il y en a !), et va leur offrir son aide, beaucoup plus précieuse qu’il n’y paraît. Karou souffre de la trahison d’Akiva, qui a exterminé toute sa famille, et ne désire à présent qu’une seule chose, se venger ! Et pour cela, elle va faire appel au terrible Loup Blanc, au monstrueux Loup Blanc. A-t-elle fait le bon choix ? A-t-elle eu tort d’aimer Akiva ? De croire qu’avec une touche d’espoir, son monde pouvait changer ?

L’écriture est toujours aussi fluide (mes respects à la traductrice !), saisissante, nous partons à la rencontre de nouveaux personnages, nous retrouvons les anciens (oui oui, Mike et Suzanna seront de la partie !), et ce cocktail nous donne un tome 2 des plus réussis ! Action, trahison, amour et espoir sont au rendez vous dans ce nouveau chef d’œuvre plein d’imagination que nous offre Laini Taylor ! C’est décidément une des séries fantastiques de ces dernières années que je préfère !

En effet, elle dénote par son originalité (des anges oui, mais des chimères, c’est plutôt rare d’en croiser !), par son ésotérisme aussi (la résurrection par les colliers de dents, génial !).

N’hésitez pas à vous jeter dessus pour passer un excellent moment et dévorer ces 559 pages de pur plaisir ! Attention toutefois, le tome 3 n’étant pas encore sorti aux Etats-Unis, il faudra s’armer d’une patience redoutable pour accepter de devoir attendre longtemps encore la version française (sans doute courant 2014, après tout, avec un peu d’espoir, tout est possible !)

Et pour ceux qui n’auraient encore jamais touché à cette série, n’attendez plus, foncez ! Vous ne le regretterez pas !

Éditions Gallimard Jeunesse, 2013. Blog “On lit plus fort” des éditions Gallimard Jeunesse (page FB)
Vous pouvez trouver la chronique du tome 1 de la série “La marque des Anges – Fille des chimères” ici.

“Heather Mallender a disparu” – Robert Goddard

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Heather Mallender a disparu - Robert Goddard

Je reviens sur un roman que j’aurais pu dévorer (comme d’autres lecteurs avides de connaître le dénouement de cette fabuleuse enquête), mais que j’ai plutôt savouré, lentement, pour finalement ne plus tenir, et me sentir obligée de lire le plus vite possible pour comprendre le pourquoi du comment.

Car oui, Robert Goddard est un maître incontesté du suspense, il nous sème des indices à droite, à gauche, afin que le dénouement nous paraisse encore plus surprenant ! (et autant vous dire que le dénouement de ce roman est une vraie perle, comme je les aime !)

Mais rappelons aux lecteurs moins chanceux de quoi traite « Heather Mallender a disparu ». Le titre parle de lui-même, c’est l’histoire de Heather Mallender, qui, vous vous en doutez maintenant, a disparu lors d’un séjour à Rhodes, dans la villa d’un diplomate anglais, gardée par Harry Barnett, alcoolique d’une cinquantaine d’années, qui est en fait le héros de notre histoire. Celle-ci se déroule d’ailleurs dans un passé assez proche, à la fin des années 80. Heather Mallender disparaît donc alors qu’elle fait une randonnée avec Harry Barnett, avec qui elle semble liée d’amitié. Ce dernier est donc le suspect n°1 pour la police qui enquête sur la disparition de la demoiselle, ajouter à cela que M. Barnett est plutôt un ennemi de la famille, et vous obtenez le coupable idéal. Le coupable un peu trop idéal… Laissant ses bouteilles loin derrière lui (ou presque), Harry Barnett décide de mener l’enquête pour retrouver Heather, persuadé qu’elle est encore vivante. Le hasard faisant bien les choses, il se retrouve en possession des dernières photographies de la jeune femme. 24 photographies qui vont l’entraîner sur les pas d’Heather, et d’une terrible machination… En sortira-t-il seulement indemne ?

Le résumé, pour ma part, avait achevé de me convaincre que je devais à tout prix me procurer ce roman haut en couleurs (de plus, il n’est pas tout à fait déplaisant de voyager un peu, entre la Grèce et l’Angleterre). Je n’avais encore jamais lu de romans de Robert Goddard, même si « Par un matin d’automne » m’attend sagement dans la bibliothèque. Je suis désormais ravie d’avoir pu découvrir cet auteur qui manie l’écriture et le suspense à la perfection. La galerie de personnages est des plus convaincantes, et vous ne cesserez de passer d’un coupable à un autre, vous serez baladé par l’auteur, et ce jusqu’aux dernières pages du roman, ce qui est assez exceptionnel !

Bien que le roman soit assez long, vous pourrez sans peine le dévorer, croyez moi ! Cette soif de connaître le fin mot de l’histoire est des plus présentes dans ce roman… policier ?

715 pages que vous ne regretterez pas d’avoir lues, effet surprise garanti !

 

Éditions Le Livre de Poche – Sélection prix des lecteurs 2013 (mai)
En grand format, éditions Sonatine.

Si ce livre vous a plu, n’hésitez pas à vous jeter sur le nouveau Robert Goddard : “Le secret d’Edwin Strafford”, sorti en mars dernier aux éditions Sonatine.

“La mort s’invite à Pemberley” – P.D James

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La mort s'invite à Pemberley

 

Je me suis procuré cet ouvrage en version originale, la lecture a donc été plus longue et parfois, je l’avoue, plus fastidieuse, PD James ayant reproduit le vocabulaire et le style de l’époque de Jane Austen.

Je m’adresse à toutes les passionnées (et les passionnés, je sais qu’il y en a !) de Jane Austen, et en particulier d’ « Orgueil et Préjugés », puisqu’il s’agit ici d’une suite à ce fabuleux roman, rédigée par la grande P.D James, maîtresse du roman policier anglais ! De quoi me mettre l’eau à la bouche !

Imaginez un instant que quelques années se sont écoulées depuis que M. Darcy et Elizabeth se sont mariées, ils ont maintenant plusieurs enfants, vivent heureux à Pemberley, comme nous le suggère si bien Jane Austen à la fin de son roman. Oui mais voilà, c’était sans compter le retour de Lydia et de Wickham qui va leur causer beaucoup de soucis…

C’est avec joie que j’ai pu retrouver tous mes personnages préférés pour une nouvelle aventure, plus noire cette fois-ci puisque survient un accident… ou un meurtre… qu’il va falloir élucider ! Si j’ai été pleinement comblée par le roman en lui-même, l’enquête ne m’a pas paru extraordinaire, non que j’eus deviné ce qu’il allait advenir de nos personnages à la fin de ce roman (et je ne vous dirais rien dessus d’ailleurs !), mais j’ai trouvé que le rythme était un peu lent. Cela dit, ça ne peut pas faire de mal, comparé à tous ces romans policiers que l’on peut lire aujourd’hui, et puis c’est aussi le rythme de l’époque.

P.D James recrée à la perfection l’univers déjà si parfait d’ « Orgueil et Préjugés ». Cela reste une pépite que je conseille de lire à tous les inconditionnels du roman de Jane Austen !

Et si vous êtes un inconditionnel des adaptations des univers de Jane Austen, vous pourrez bientôt retrouver « Longbourn », de Jo Baker, qui racontera « Orgueil et Préjugés » du point de vue des domestiques !

 

Editions Fayard, 2011.
Quelques informations sur “Longbourn” de Jo Baker.

“Comment se débarrasser d’un vampire amoureux” – Beth Fantaskey

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Comment se débarrasser d'un vampire amoureux

 

Oui, je sais, vous aussi vous commencez à en avoir assez d’entendre parler de vampire, de bit-lip, trop c’est trop… Oui mais voilà, parfois il faut savoir accepter l’évidence : il y a du talent même dans les sordides histoires de vampires que les gens pensent n’être que de pâles copies de Twilight. A ceux là, je dis : « FAUX » !

Mais à vous, chers lecteurs avertis, je conseille la lecture de ce pseudo-guide pratique « Comment se débarrasser d’un vampire amoureux ». Sait-on jamais, chères lectrices (principalement quand même), cela pourrait bien vous arriver un jour ! Et vous seriez biens avisées d’avoir entrepris la lecture de ce mode d’emploi haut en couleurs pour éviter tout débordement, effusion de sang, pieux en folie, et j’en passe !

Je crois que je n’ai jamais autant apprécié un roman sur les vampires. Bien sûr, j’ai lu Twilight, et j’ai été accroc jusqu’au dénouement… Mais ce roman est beaucoup plus léger, plus drôle, et j’irais même jusqu’à dire… plus captivant !

Bref, vous vous en doutez, j’ai adoré ! Je n’ai quasiment pas pu refermer ce roman jusqu’à ce qu’il n’y ait plus aucune page à dévorer (heureusement que le tome 2 est là pour faire épancher ma soif de lecture !).

Toutefois, pour les lecteurs moins avisés, il convient tout de même de faire une rapide présentation de l’intrigue qui a été mise en place par Beth Fantaskey. C’est l’histoire de Jessica, une adolescente tout ce qu’il y a de plus normale, jusqu’à preuve du contraire. Oui mais voilà, la preuve en question n’est autre que Lucius Vladescu, prince et vampire de son état, qui lui apprend qu’elle aussi est une vampire, qu’elle a été adoptée, qu’elle est originaire de Roumanie, et qu’elle est sa fiancée ! Ça fait beaucoup à gober pour la pauvre Jessica qui a du mal à s’en remettre, d’autant plus que passé le drôle d’accent, le côté gothique, et les (trop) bonnes manières de Lucius, ce dernier est plutôt à son goût… Même si elle n’a pas l’intention de lui donner le plaisir de lui tomber dans le bras. Pourtant, leur mariage pourrait bien être plus indispensable qu’elle ne l’ose imaginer !

J’ai radicalement adoré la lecture de ce roman frais sur les vampires, où humour, clichés, conseils et romance sont au rendez-vous ! Un cocktail littéraire, que dis-je, un steak littéraire comme je les aime, saignant !

 

Editions “Le livre de poche” – Fantastique.
Vous pouvez trouver la suite des aventures de Lucius et Jessica dans le tome 2 “Comment sauver un vampire amoureux”.

« Le Bon Antoine » – Marie Desplechin

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Le Bon Antoine

Je pensais être déjà trop âgée pour pouvoir apprécier pleinement les histoires d’un collégien, puisque cela fait maintenant très longtemps (trop ?) que j’ai quitté les bancs du collège et même du lycée.

Vous allez rire, mais je me trompais. J’ai pris beaucoup de plaisir à dévorer « Le Bon Antoine » de Marie Desplechin, je me suis pas mal identifiée (malgré moi) à cette bonne poire comme il se qualifie lui-même… « Trop bon, trop con », comme dit ce dicton familier. C’est exactement ce à quoi Antoine me fait penser. C’est l’histoire d’un collégien banal, pas trop intéressé par les études, qui par une suite d’évènements va finir par devenir une « star » de son collège, un taggeur, un baby-sitter, va découvrir le monde du travail et va croquer la vie à pleines dents, tout simplement !

Ayant une sœur en troisième, j’ai trouvé l’intrigue plutôt prenante, et je n’ai pas arrêté d’imaginer que tout ça pouvait bien lui arriver dans son groupe d’amis. Je pense que cela m’a sans doute aidé à être encore plus proche de cette ribambelle de collégiens aussi normaux que détonants…

Ce roman, plein d’humour sur la vie des collégiens d’aujourd’hui, est une vraie bouffée d’air frais dans ma bibliothèque. Je ne peux que le conseiller aux jeunes et aux moins jeunes, car c’est aussi une vraie pépite pour mieux comprendre ce qu’il peut se passer dans la tête de nos amis, les adolescents, cette espèce un peu étrange par laquelle nous sommes tous passés, ou passons encore.

Et c’est sans doute pour ça que ce roman fait partie de la sélection du prix Gulli. Le prix Gulli du roman sera élu le 5 juin prochain par 10 familles sélectionnées pour l’occasion, parmi 7 titres.

Le Manoir. Liam et la carte d’éternité (tome 1), d’Evelyne Brisou-Pellen (Bayard)
Quelle épique époque opaque, d’Anne Pouget (Casterman)
Le bon Antoine, de Marie Desplechin (Gallimard Jeunesse)
Le Mystère de la tête d’or. Le trésor de l’isle (épisode 1), de Catherine Cuenca (Gulfstream)
Lina et la forêt des sortilèges. La tombola des démons (tome 1), de Serge Brussolo (Michel Lafon)
Le magicien du pharaon, d’Alain Grousset (Nathan)
Vampires, cartable et poésie, de Sébastien Joanniez (Rouergue)

Edit du 11/06/2013

C’est finalement Le Manoir d’Evelyne Brisou-Pellen qui a obtenu le prix Gulli.

Editions Gallimard Jeunesse, 03/2013.
Vous pouvez aussi lire, du même auteur, “La Belle Adèle”, aux éditions Gallimard Jeunesse.
Vous pouvez retrouver cette chronique sur le blog “On lit plus fort” des Editions Gallimard Jeunesse

“Thomas Drimm – La fin du monde tombe un jeudi” T1 – Didier Van Cauwelaert

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Thomas Drimm T.1

 

J’ai toujours apprécié les romans de Didier Van Cauwelaert, et c’est avec curiosité que je me suis procurée le premier tome de sa série « Thomas Drimm » au titre accrocheur : « La fin du monde tombe un jeudi ». Connaissant le style d’écriture de M. Van Cauwelaert, je ne pouvais que m’attendre à du génie de sa part, un peu de poésie, de malice, et un brin d’ironie.
Si vous aimez les livres de science fiction, si vous aimez les livres de M. Van Cauwelaert, alors vous serez très vite conquis par cette bouffée d’air frais qu’est ce livre !

M. Van Cauwelaert nous raconte l’histoire de Thomas Drimm, jeune adolescent, qui vit dans ce qu’on suppose être notre futur. Il vit aux Etats-Uniques (ai-je précisé que j’adorais les jeux de mots de M. Van Cauwelaert ? Du génie vous dis-je !), où la société est radicalement différente de la nôtre (mais peut être pas tant que ça…), prônant le bio, l’écologie, le politiquement correct, et surtout une idéologie de la chance (qui a même tendance à se rapprocher d’une religion… s’il n’y a pas d’ironie dans tout ça !). Bref, c’est un adolescent un peu obèse, mal dans sa peau, avec des parents qui voudraient qu’il soit bien meilleur en classe, et qui se sent enfermé dans ce monde où il faut tout faire comme tout le monde… Jusqu’au jour où, par le plus grand des hasards (ou pas…), il tue le célèbre Professeur Pictone d’un coup de cerf-volant. Le Professeur Pictone est un savant qui a inventé le dôme qui protège, soi-disant, les Etats Uniques de toute attaque nucléaire venant d’un autre Etat. Cependant voilà, le scientifique décédé dont le corps a été lesté au fond des océans par Thomas Drimm (c’est qu’il a beau être nul en tout, il en a là dedans !) se réincarne dans l’ours en peluche du garçon et lui annonce qu’il doit sauver le monde en détruisant ce bouclier qui est en réalité extrêmement nocif ! Thomas Drimm, qui aura d’abord du mal à en croire en tout ça (et on le comprend) demandera l’aide de sa jolie voisine, Brenda, pour l’accompagner dans ses nouvelles aventures !

Ce qui pourrait sembler n’être rien d’autre qu’un simple délire s’avère en réalité être une étude plutôt ironique de notre société actuelle. Ce roman nous offre un divertissement sans précédent, et il est suffisamment convaincant pour nous faire comprendre que tout ça pourrait arriver (et ça, c’est une véritable force !).
Cette série m’a donc pleinement convaincue, je vais bientôt m’atteler à la lecture du deuxième tome « La guerre des arbres commence le 13 », en attendant le troisième qui sortira sans doute bientôt en grand format ! Youpi !

« J’ai treize ans moins le quart, je n’ai l’air de rien, mais je suis en train de sauver la Terre. Et pas seulement en triant mes déchets. »

Editions Le Livre de Poche, 2010, au format poche.
Editions Albin Michel, 2009, grand format.
Site officiel de la série.

“L’homme aux cercles bleus” – Fred Vargas

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L'homme aux cercles bleus - Fred Vargas

« Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ? »

C’est avec curiosité que j’ai découvert l’écriture de Fred Vargas, vantée comme l’une des maîtresses du roman policier français, je ne m’étais jusqu’ici que peu intéressée à elle. Mais c’est avec un immense plaisir, et les yeux pétillants de curiosité que j’ai dévoré « L’homme aux cercles bleus », l’un de ses premiers romans, et sans doute l’un des plus connus. Cette série marque le début des aventures d’un de ses personnages récurrents : le commissaire Adamsberg. Et autant vous annoncer la couleur tout de suite, j’ai été totalement conquise par le personnage et par le style de Fred Vargas !

« L’homme aux cercles bleus » raconte l’histoire d’une enquête plutôt sordide à l’origine. Le commissaire Adamsberg, nouvellement nommé commissaire dans le 5ème arrondissement de Paris, est inquiet. En effet, depuis quelques mois, un individu s’amuse à tracer des cercles bleus autour d’objets insolites dans tout Paris en inscrivant à côté la phrase : « Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ? ». Les journalistes se passionnent pour l’affaire, les policiers n’en ont que faire, et Adamsberg se méfie. En effet, selon lui, cet « homme aux cercles bleus » pourrait bien finir par commettre un crime, car tout cela est bien l’œuvre de quelqu’un de dérangé, ou de machiavélique. Avec l’aide d’une femme, Mathilde, qui admet avoir suivi « l’homme aux cercles bleus », Adamsberg va tenter de démasquer le maniaque.

Cette enquête va nous mener de tous les côtés, avec un dénouement inattendu, tous les ingrédients d’un bon policier sont réunis. C’est un vrai plaisir pour les neurones ! Pour ma part, je suis conquise, et c’est avec joie que je vais me hâter de retrouver le commissaire Adamsberg dans ses autres aventures, que j’espère bien vous relater sur ce blog !

A tous ceux et toutes celles qui souhaiteraient passer un bon moment devant un policier, et découvrir un style d’écriture différent de ce que l’on a l’habitude de lire, je vous conseille Fred Vargas !

Editions “J’ai lu”, 2002, pour le format poche.
Editions Viviane Hamy, 1996, pour le grand format.