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Gladiateur “Le combat pour la liberté” T.1 – Simon Scarrow

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Gladiateur - Simon Scarrow

Quelle joie de recevoir un nouveau roman Gallimard Jeunesse au mois de février, surtout après une légère déception avec « Belles dans la jungle »…

Mais surtout, quelle joie de recevoir un roman historique, moi qui trouvais que justement, ils se faisaient de plus en plus rares, ces romans passionnants où fiction et Histoire se mêlent avec talent.

J’ai donc pu découvrir l’histoire de Marcus, dix ans, presque onze, fils de centurion, qui se retrouve réduit en esclavage avec sa mère après l’assassinat de son père. Jurant de se venger, et de faire retrouver le statut qui est le sien à sa mère, il parvient à s’échapper, pour prévenir le grand Pompée de la mort criminelle de son père, Pompée ayant eu la vie sauve grâce au père de Marcus lors de la révolte des esclaves (pour ceux qui s’y connaissent peu, à ce moment là que Spartacus est devenu célèbre). Malheureusement pour lui, le jeune homme sera vendu à une école de gladiateurs et devra faire face à la brutalité de ses congénères, et la cruauté d’un monde sans pitié.

Simon Scarrow nous propose ici une histoire passionnante, dépeignant avec brio l’Empire romain quelques années avant Jésus-Christ. Au travers de cette fiction, aventure ahurissante d’un gamin hors du commun, car peu seraient capables de survivre après ce qu’il a vécu, à dix ans, vous pourrez retrouver des personnages connus, que vous aurez croisés pendant vos cours d’histoire ou de latin : Pompée, Spartacus, et même César seront de la partie !

Pour ma part, j’ai adoré. Je me suis laissée porter par les mots de Simon Scarrow comme si j’y étais, je me suis prise de sympathie pour certains gladiateurs (et c’est dangereux, car on ne sait pas qui survivra…). C’est un premier tome réussi, qui laisse imaginer le meilleur possible pour la suite de cette série ! Mention spéciale pour la couverture que je trouve très jolie, et qui correspond parfaitement au roman !

Si vous êtes féru d’histoire, ou que vous voulez simplement passer un bon moment (ou faire un petit voyage dans le temps), je ne peux que vous conseiller de vous procurer ce roman qui est sorti le 28 février dernier aux éditions Gallimard Jeunesse.

Et pour ceux qui seront convaincus, c’est avec allégresse que je vous laisse en compagnie de nos amis gladiateurs, ainsi que de Marcus, pour le combat de sa vie… « Ceux qui vont mourir vous saluent ! ».

Editions Gallimard Jeunesse, 28/02/2013.
Vous pouvez retrouver cette chronique sur le blog des éditions Gallimard Jeunesse.

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“Certaines n’avaient jamais vu la mer” de Julie Otsuka

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C’est un roman au pluriel, un hommage, des vies…

C’est un « nous » qui exprime l’horreur, la douleur, la cruauté humaine…

Mais c’est aussi un « nous » parfois heureux, souvent curieux, un « nous » qui se satisfait du nécessaire…

Et c’est un « nous » qui est fort peu connu.

En effet, dans cette « multibiographie » en un sens, Julie Otsuka nous compte l’histoire de ces japonaises, vendues à des époux vivant dans l’Ouest des Etats-Unis, qui ont traversé l’océan Pacifique pour venir s’installer aux Etats-Unis au début du siècle dernier, où elles pensaient vivre une vie paisible et heureuse.
Là bas, elles découvrent que leurs maris sont loin d’être riches, généralement ce sont de simples paysans. Mais malgré tout, elles vont faire preuve de courage, de simplicité, et d’inventivité, pour survivre dans ce pays qui leur est totalement étranger.

Julie Otsuka nous raconte leurs vies, leur adaptation au “way of life” américain, leur apprentissage de la langue, de l’amour, leurs premières naissances, l’enseignement qu’elles ont apporté à leurs enfants, les métiers qu’elles ont exercés…

Mais aussi leur déportation au moment de la seconde guerre mondiale, le décès de certaines, la disparition de toutes…

C’est une part de l’Histoire qu’on connaît peu voire pas, les japonais ayant été déportés dans des camps au moment de la seconde guerre mondiale, et de la « trahison » du Japon avec le bombardement de Pearl Harbor.

Julie Otsuka illustre avec brio la facilité déconcertante avec laquelle leurs voisins américains se sont mis à les soupçonner de trahison du fait de leurs origines orientales.

Si le livre est triste, voire gênant parfois, l’écriture est prenante, touchante. Ce roman, écrit à la première personne du pluriel, est un véritable témoignage de la vie de toutes ces japonaises au début du siècle aux Etats-Unis. C’est un bel hommage que Julie Otsuka leur rend ici.

Je conseille la lecture de ce livre à quiconque aurait une passion pour l’histoire, pour le Japon, ou simplement envie de découvrir le formidable style d’écriture de Julie Otsuka, déjà reconnue pour son roman « Quand l’Empereur était un Dieu ».

Editions Phoebus, 2012.
Prix Femina étranger 2012.