“Multiversum” – Leonardo Patrignani

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Quand l’imagination et la science font si bon ménage qu’on a envie d’y croire ! Stupéfiant !

Multiversum

Le titre est particulièrement accrocheur, la couverture m’a tout de suite fait rêver, ce roman est tout simplement génial ! Car oui, il a fallu faire preuve de génie pour associer d’une manière si convaincante la science et l’imagination pour faire de ce roman une aventure si crédible !

« Multiversum » c’est l’histoire d’Alex et Jenny, deux adolescents qui communiquent depuis de nombreuses années par la pensée. Convaincus qu’ils doivent se rencontrer, Alex fait tout le voyage jusqu’en Australie pour rencontrer Jenny. Mais alors qu’ils se trouvent au même endroit, au même moment, ils ne parviennent pas à se voir. Et c’est là que Marco, le meilleur ami handicapé d’Alex, intervient pour fournir l’expression la plus fantasque et pourtant la plus vraisemblable qui soit : il existe des univers parallèles où chaque personne, chaque individu sur la planète, a fait des choix différents. En existe-t-il un seul ? En existe-t-il des centaines, voire des milliers ? Et pourquoi Alex et Jenny seraient-ils capables de communiquer alors qu’ils ne font pas partie du même univers ? Quel terrible destin les attend ? Vous le découvrirez en lisant « Multiversum », véritable pépite de science fiction !

Je suis encore époustouflée par ce que j’ai pu lire, j’en viens même à imaginer ce qui aurait pu arriver si j’avais fait des choix différents par le passé, comment ma vie aurait changer, comment le monde aurait pu changer… J’avais pour habitude de lire ce genre de récits sur des évènements historiques, mais jamais sur notre futur, car oui, l’histoire se passe en 2014… Notre futur proche, et quel futur proche ! Mais je ne vous en dis pas plus ! Je ne veux surtout rien gâcher de ce mystère qui plane sur ce roman, formidable de par sa diversité et son originalité !

Réussir à monter un récit aussi complexe et le rendre suffisamment simple pour des lecteurs non initiés n’a sans doute pas été facile, et c’est ce qui rend ce roman touchant également. De plus, l’auteur parvient à faire preuve de critiques sur notre monde actuel, sans pour autant plonger dans la dystopie, même si je mesure mes mots…

Partez à la rencontre d’une multitude de personnages, sans savoir ce qu’ils peuvent avoir en commun, alors qu’au bout du compte, tout est lié… Découvrez l’incroyable destin qui attend Jenny et Alex… Vivez un amour plus fort que toutes les barrières posées par notre imagination…
Et soyez surtout prêts à devoir attendre de pouvoir lire le tome 2… Et cela, c’est sans doute le plus dur à accepter au moment de fermer ce roman pour le moins explosif.

Mais qui sait ? Peut être que dans un univers parallèle, la trilogie est déjà parue aux éditions Gallimard Jeunesse ?
Je vous laisse, je vais regarder les étoiles, et vérifier ma théorie !

Editions Gallimard Jeunesse, 7/05/2013.
Retrouvez cette chronique sur le blog “On lit plus fort” des Editions Gallimard Jeunesse. (FB)
Et à dans un an (optimisme quand tu nous tiens !) pour le tome 2 “Memoria”.

“La marque des Anges T.2 – Revenante” – Laini Taylor

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♥♥♥ Attention coup de cœur ! ♥♥♥

Revenante

C’est avec un peu d’appréhension que j’ai commencé à lire le tome 2 de Fille des chimères (qui a d’ailleurs été réédité entre temps, la trilogie ayant aujourd’hui un nom « La marque des Anges », ainsi qu’une nouvelle couverture, jolie, bien que peu originale…).

En effet, j’avais pu lire quelques avis négatifs concernant le tome 2 en V.O. Ayant commencé la lecture en VF, j’ai donc attendu patiemment le tome 2 en version française, inquiète à l’idée que le génie qui m’avait transporté dans le premier tome ne soit pas au rendez vous !

Et j’ai maintenant du mal à comprendre les avis négatifs ! Non seulement, ce tome 2 est génial, mais je trouve qu’il est encore meilleur que le tome 1 (ce qui était déjà difficile à accomplir !).

Petit rappel donc pour ceux qui n’ont plus trop de souvenir sur le tome 1 (attention spoilers pour ceux qui ne l’ont pas lu !) :

Karou, héroïne mystérieuse aux cheveux bleus a un secret, elle vit avec des chimères. Ces chimères l’ont élevée, en échange de ses services ponctuels. En effet, Sulfure a besoin de dents, sans que Karou sache exactement pourquoi. Pendant une course qu’elle faisait au Maroc, Karou va se retrouver nez à nez avec un Ange, un Ange qui semble vouloir la tuer, mais elle va parvenir à lui échapper. Seulement voilà, Akiva, Ange de son état, vouant une haine farouche aux chimères (comme tout membre de son espèce), semble attirer par la jeune Karou, et va finalement essayer de mieux la connaître. Tombant amoureux l’un de l’autre, ils ne se doutent pas un instant de la fatalité qui ne va pas tarder à les toucher. Car si les yeux tatoués sur les mains de Karou semblent peu de choses, en vérité, ils signifient tout. Tout ce qu’était Karou dans sa vie antérieure, tout ce qu’était Karou, « Espoir », avant que Sulfure ne la ressuscite. Car Karou n’est autre que Madrigal, chimère Kirin (mi-humaine, mi-bouc, avec des ailes de chauve-souris), grande guerrière, promise au Loup Blanc, prince des Chimères, intrépide et sans merci. Mais Madrigal est avant tout celle qui a sauvé Akiva sur le champ de bataille, celui qui deviendra par la suite son amant, celui qui devra la regarder mourir car leur amour est interdit, celui qui par vengeance, persuadé que le Loup Blanc et Sulfure sont à l’origine de la mort de sa bien-aimée, va fournir aux Anges la clé pour anéantir le royaume des Chimères à tout jamais. Et c’est d’ailleurs là que se terminait le premier tome de « La marque des Anges », alors que Karou/Madrigal apprend que par la faute d’Akiva, sa famille a été décimée, et que plus jamais il ne sera possible de faire revivre des chimères, puisque le résurrectionniste, Sulfure, a péri avec tous les autres…

Autant vous dire que le tome 1 se terminait dans un suspense saisissant, et une rupture des plus prenantes !

Et nous revoilà plongés dans le monde de Karou et Akiva, le monde des chimères et des Anges, alors qu’Akiva décide de rejoindre son frère et sa soeur, sans savoir si Karou est seulement encore vivante, tandis que de son côté Karou va rejoindre les quelques survivants de son espace (ouf, il y en a !), et va leur offrir son aide, beaucoup plus précieuse qu’il n’y paraît. Karou souffre de la trahison d’Akiva, qui a exterminé toute sa famille, et ne désire à présent qu’une seule chose, se venger ! Et pour cela, elle va faire appel au terrible Loup Blanc, au monstrueux Loup Blanc. A-t-elle fait le bon choix ? A-t-elle eu tort d’aimer Akiva ? De croire qu’avec une touche d’espoir, son monde pouvait changer ?

L’écriture est toujours aussi fluide (mes respects à la traductrice !), saisissante, nous partons à la rencontre de nouveaux personnages, nous retrouvons les anciens (oui oui, Mike et Suzanna seront de la partie !), et ce cocktail nous donne un tome 2 des plus réussis ! Action, trahison, amour et espoir sont au rendez vous dans ce nouveau chef d’œuvre plein d’imagination que nous offre Laini Taylor ! C’est décidément une des séries fantastiques de ces dernières années que je préfère !

En effet, elle dénote par son originalité (des anges oui, mais des chimères, c’est plutôt rare d’en croiser !), par son ésotérisme aussi (la résurrection par les colliers de dents, génial !).

N’hésitez pas à vous jeter dessus pour passer un excellent moment et dévorer ces 559 pages de pur plaisir ! Attention toutefois, le tome 3 n’étant pas encore sorti aux Etats-Unis, il faudra s’armer d’une patience redoutable pour accepter de devoir attendre longtemps encore la version française (sans doute courant 2014, après tout, avec un peu d’espoir, tout est possible !)

Et pour ceux qui n’auraient encore jamais touché à cette série, n’attendez plus, foncez ! Vous ne le regretterez pas !

Éditions Gallimard Jeunesse, 2013. Blog “On lit plus fort” des éditions Gallimard Jeunesse (page FB)
Vous pouvez trouver la chronique du tome 1 de la série “La marque des Anges – Fille des chimères” ici.

“Frisson” – Maggie Stiefvater

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Frisson - Maggie Stiefvater

C’est triste que j’avais refermé la saga Nightshade, perdant à jamais contact avec mes loup-garous préférés. Si les vampires commencent à me fatiguer, les loup-garous, au contraire, aussi étonnant que cela puisse paraître, me passionne.

Ce que je trouve le plus fascinant dans les dernières séries fantasy qui leur sont consacrées, ce sont les différences dans la façon de les appréhender.

Dans Twilight, la chaleur corporelle d’un loup-garou avoisine les 50°c, dans « Frisson » il n’en est rien, mais la température extérieure agit sur leur transformation en loup, ou en humain. C’est d’ailleurs cette idée qui m’a convaincue de me procurer cette nouvelle trilogie, que je lis maintenant avec délice, en toute simplicité (ce n’est pas non plus de la grande littérature, mais c’est très agréable !).

Évidemment, vous retrouvez sous vos yeux le schéma habituel. Une fille à peu près normale (mais pas trop quand même !), passionnée par les loups depuis qu’elle est petite, Grace, suit depuis des années une meute de loups qui vit près de chez elle. Et en particulier un loup, son loup, jusqu’à ce qu’un malheureux accident entraîne une chasse sans merci contre ses protégés. C’est alors qu’elle retrouve un garçon sur le pas de sa porte, blessé par balles, et son regard lui dit quelque chose…
Sam, loup-garou de son état, sait qu’il vit sans doute sa dernière année en tant qu’humain, qu’il deviendra loup pour toujours, et il décide alors de profiter de Grace jusqu’à la dernière seconde. S’ensuit alors une exaltante aventure pour trouver une solution au problème des loups, afin que cet amour impossible puisse survivre au plus rude des hivers ! (tout ça, en trois tomes bien entendu !).

C’est donc ce qu’il y a de plus classique, mais c’est très sympathique à lire. Les personnages sont attachants, l’imagination dont fait preuve l’auteur est plutôt convaincante, et l’histoire tient debout. Que peut-on demander de plus ?

Autre côté original qui m’a plu, l’histoire est racontée à la première personne par les deux héros, suivant les chapitres, de quoi découvrir le caractère de chacun, et leurs pensées ! J’adore !

C’est une trilogie que je recommande aux passionnés de bit-lip, fantasy, ou loup-garous ! De quoi passer un bon moment, tout simplement !

Et si vous êtes comme moi, vous finirez par avoir une phobie du thermomètre !

 

Editions Le Livre De Poche, 2012.
Grand format aux éditions Hachette Jeunesse, collection Black Moon.

“Heather Mallender a disparu” – Robert Goddard

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Heather Mallender a disparu - Robert Goddard

Je reviens sur un roman que j’aurais pu dévorer (comme d’autres lecteurs avides de connaître le dénouement de cette fabuleuse enquête), mais que j’ai plutôt savouré, lentement, pour finalement ne plus tenir, et me sentir obligée de lire le plus vite possible pour comprendre le pourquoi du comment.

Car oui, Robert Goddard est un maître incontesté du suspense, il nous sème des indices à droite, à gauche, afin que le dénouement nous paraisse encore plus surprenant ! (et autant vous dire que le dénouement de ce roman est une vraie perle, comme je les aime !)

Mais rappelons aux lecteurs moins chanceux de quoi traite « Heather Mallender a disparu ». Le titre parle de lui-même, c’est l’histoire de Heather Mallender, qui, vous vous en doutez maintenant, a disparu lors d’un séjour à Rhodes, dans la villa d’un diplomate anglais, gardée par Harry Barnett, alcoolique d’une cinquantaine d’années, qui est en fait le héros de notre histoire. Celle-ci se déroule d’ailleurs dans un passé assez proche, à la fin des années 80. Heather Mallender disparaît donc alors qu’elle fait une randonnée avec Harry Barnett, avec qui elle semble liée d’amitié. Ce dernier est donc le suspect n°1 pour la police qui enquête sur la disparition de la demoiselle, ajouter à cela que M. Barnett est plutôt un ennemi de la famille, et vous obtenez le coupable idéal. Le coupable un peu trop idéal… Laissant ses bouteilles loin derrière lui (ou presque), Harry Barnett décide de mener l’enquête pour retrouver Heather, persuadé qu’elle est encore vivante. Le hasard faisant bien les choses, il se retrouve en possession des dernières photographies de la jeune femme. 24 photographies qui vont l’entraîner sur les pas d’Heather, et d’une terrible machination… En sortira-t-il seulement indemne ?

Le résumé, pour ma part, avait achevé de me convaincre que je devais à tout prix me procurer ce roman haut en couleurs (de plus, il n’est pas tout à fait déplaisant de voyager un peu, entre la Grèce et l’Angleterre). Je n’avais encore jamais lu de romans de Robert Goddard, même si « Par un matin d’automne » m’attend sagement dans la bibliothèque. Je suis désormais ravie d’avoir pu découvrir cet auteur qui manie l’écriture et le suspense à la perfection. La galerie de personnages est des plus convaincantes, et vous ne cesserez de passer d’un coupable à un autre, vous serez baladé par l’auteur, et ce jusqu’aux dernières pages du roman, ce qui est assez exceptionnel !

Bien que le roman soit assez long, vous pourrez sans peine le dévorer, croyez moi ! Cette soif de connaître le fin mot de l’histoire est des plus présentes dans ce roman… policier ?

715 pages que vous ne regretterez pas d’avoir lues, effet surprise garanti !

 

Éditions Le Livre de Poche – Sélection prix des lecteurs 2013 (mai)
En grand format, éditions Sonatine.

Si ce livre vous a plu, n’hésitez pas à vous jeter sur le nouveau Robert Goddard : “Le secret d’Edwin Strafford”, sorti en mars dernier aux éditions Sonatine.

“La première chose qu’on regarde” – Grégoire Delacourt

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Crédit JC Lattès

J’avais beaucoup entendu parler de « La liste de mes envies », qui semblait avoir conquis plus d’un lecteur, et je me suis donc lancée dans la lecture du nouveau roman de Grégoire Delacourt, « La première chose qu’on regarde », paru le 20 mars dernier.

A la lecture du résumé, je m’attendais à un roman très comique, assez enlevé, ce qui allait me changer de ma dernière lecture. Il s’agit de l’histoire d’Arthur Dreyfuss, un mec comme les autres, peut être un peu plus étrange, qui un soir voit débarquer Scarlett Johansson chez lui, dans son village paumé.

On imagine déjà tout ce qui pourrait se produire, tous les clichés qui pourraient être mis à mal par l’auteur, tous les gags qui pourraient nous faire rire… Et au final, on est vraiment loin du compte.

Je ne peux cacher que j’ai été assez déçue par ce roman, même si d’un point de vue purement objectif, faisant fi de mes attentes, je dirais que c’est plutôt réussi, comme manière de surprendre le lecteur dans le récit (et je n’en dirais pas plus, pour ne rien gâcher à ceux et celles qui le liraient…).

L’auteur décrit à merveille la naissance de l’amour entre deux personnes cassées par la vie, que leur relation pourrait réparer… Deux personnes qui semblent si normales, et pourtant si différentes de nous, avec leurs échecs, leurs émois, leur sensibilité. Et pour ça, le roman ne peut qu’être beau, écrit avec une plume juste et parfois acerbe, pour nous évoquer les sentiments éprouvés par nos deux héros.

J’ai été touchée par eux, mais j’ai aussi été très gênée, de par leurs caractères, mais aussi de par la présentation qui a été faite dans le roman. Je n’ai pas l’habitude que les dialogues se perdent au fin fond du récit, et qu’il soit parfois difficile de les distinguer de la narration. Je n’ai non plus compris toutes les références que l’auteur a pu faire, et je pense que c’est dommage, pour les lecteurs d’une autre génération que celle de l’auteur dirons nous. Là encore, chaque lecteur a sa sensibilité, et sur ces points là, elle est forcément très différente.

J’ai finalement été très surprise par le style d’écriture qui m’avait été vanté jusque là. C’est donc plutôt déçue que j’ai refermé ce livre (bien que la fin m’ait beaucoup plus quand même, par sa justesse notamment, et car elle permet au titre de nous dévoiler tout son
sens !). Toutefois, je souhaite saluer le travail de Grégoire Delacourt, car c’est sans nul doute un roman original, et je lirais quand même « La liste de mes envies » qui m’a tout l’air d’être une petite perle dans le paysage littéraire français de ces dernières années !

Et vous, quelle est la première chose que vous regardez ?

Editions JC Lattès, 20/03/2013.

“Hush Hush” – Becca Fitzpatrick

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hush-hush

Je vais vous chroniquer le premier tome de la saga des anges déchus. Pour ma part, j’adore cette idée de faire intervenir les anges dans la littérature fantastique, d’autant plus que ce sont des anges déchus, c’est-à-dire des anges méchants (vous vous ne doutiez, avouez…). Malgré cela, je trouve que c’est une mode qui se répand de plus en plus, et ça commence déjà à me fatiguer un peu.
Cela ne m’a pourtant pas empêché d’apprécier pleinement « Hush Hush », premier tome d’un série en 4 tomes (Crescendo, Silence, Finale). Mais laissez moi vous en raconter un peu l’histoire…

A l’origine c’est l’histoire de Nora, lycéenne sans histoire, qui a le malheur (si on peu le qualifier ainsi) d’attirer trop l’attention de Patch, sans savoir pourquoi. Patch, c’est le mec pour lequel toutes les filles craquent au lycée et qui n’a l’air de s’intéresser à personne, sauf à Nora. Elle, tout ce qu’elle veut savoir, c’est si les événements étranges qui se déroulent dans son sillage sont liés au mystérieux Patch, qui l’inquiète de plus en plus. Jusqu’à ce qu’elle découvre que Patch est plus que ce qu’il prétend être, c’est un ange… Mais pas n’importe quel ange, c’est un ange déchu, un ange qui a décidé de descendre vivre sur Terre, un ange condamné…

Le début de cette saga nous laisse imaginer sans peine combien la série promet d’être intéressante et palpitante. J’ai adoré le couple Nora/Patch, il est rare d’avoir un héros tel que Patch, qui donne plutôt l’impression, pendant les ¾ du roman d’être un méchant… Alors autant vous dire que ce roman, on ne le lâche pas, on le lit d’une traite, parce qu’on a besoin de savoir…

Et en plus, c’est de la drogue à petit prix puisque les trois premiers tomes sont aujourd’hui sortis en poche. Le dernier tome, Finale, sorti le 7 novembre dernier, sortira sans doute en poche au début de l’année 2014. Si vous adorez les séries fantastiques, que vous voulez une histoire d’amour à la Twilight, et que vous désirez vous essayer aux anges, je vous conseille cette série de Becca Fitzpatrick ! Vous ne vous ennuierez pas !

Editions Le Masque, 2010.
En poche aux éditions Pocket Jeunesse.

“La mort s’invite à Pemberley” – P.D James

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La mort s'invite à Pemberley

 

Je me suis procuré cet ouvrage en version originale, la lecture a donc été plus longue et parfois, je l’avoue, plus fastidieuse, PD James ayant reproduit le vocabulaire et le style de l’époque de Jane Austen.

Je m’adresse à toutes les passionnées (et les passionnés, je sais qu’il y en a !) de Jane Austen, et en particulier d’ « Orgueil et Préjugés », puisqu’il s’agit ici d’une suite à ce fabuleux roman, rédigée par la grande P.D James, maîtresse du roman policier anglais ! De quoi me mettre l’eau à la bouche !

Imaginez un instant que quelques années se sont écoulées depuis que M. Darcy et Elizabeth se sont mariées, ils ont maintenant plusieurs enfants, vivent heureux à Pemberley, comme nous le suggère si bien Jane Austen à la fin de son roman. Oui mais voilà, c’était sans compter le retour de Lydia et de Wickham qui va leur causer beaucoup de soucis…

C’est avec joie que j’ai pu retrouver tous mes personnages préférés pour une nouvelle aventure, plus noire cette fois-ci puisque survient un accident… ou un meurtre… qu’il va falloir élucider ! Si j’ai été pleinement comblée par le roman en lui-même, l’enquête ne m’a pas paru extraordinaire, non que j’eus deviné ce qu’il allait advenir de nos personnages à la fin de ce roman (et je ne vous dirais rien dessus d’ailleurs !), mais j’ai trouvé que le rythme était un peu lent. Cela dit, ça ne peut pas faire de mal, comparé à tous ces romans policiers que l’on peut lire aujourd’hui, et puis c’est aussi le rythme de l’époque.

P.D James recrée à la perfection l’univers déjà si parfait d’ « Orgueil et Préjugés ». Cela reste une pépite que je conseille de lire à tous les inconditionnels du roman de Jane Austen !

Et si vous êtes un inconditionnel des adaptations des univers de Jane Austen, vous pourrez bientôt retrouver « Longbourn », de Jo Baker, qui racontera « Orgueil et Préjugés » du point de vue des domestiques !

 

Editions Fayard, 2011.
Quelques informations sur “Longbourn” de Jo Baker.

“Comment se débarrasser d’un vampire amoureux” – Beth Fantaskey

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Comment se débarrasser d'un vampire amoureux

 

Oui, je sais, vous aussi vous commencez à en avoir assez d’entendre parler de vampire, de bit-lip, trop c’est trop… Oui mais voilà, parfois il faut savoir accepter l’évidence : il y a du talent même dans les sordides histoires de vampires que les gens pensent n’être que de pâles copies de Twilight. A ceux là, je dis : « FAUX » !

Mais à vous, chers lecteurs avertis, je conseille la lecture de ce pseudo-guide pratique « Comment se débarrasser d’un vampire amoureux ». Sait-on jamais, chères lectrices (principalement quand même), cela pourrait bien vous arriver un jour ! Et vous seriez biens avisées d’avoir entrepris la lecture de ce mode d’emploi haut en couleurs pour éviter tout débordement, effusion de sang, pieux en folie, et j’en passe !

Je crois que je n’ai jamais autant apprécié un roman sur les vampires. Bien sûr, j’ai lu Twilight, et j’ai été accroc jusqu’au dénouement… Mais ce roman est beaucoup plus léger, plus drôle, et j’irais même jusqu’à dire… plus captivant !

Bref, vous vous en doutez, j’ai adoré ! Je n’ai quasiment pas pu refermer ce roman jusqu’à ce qu’il n’y ait plus aucune page à dévorer (heureusement que le tome 2 est là pour faire épancher ma soif de lecture !).

Toutefois, pour les lecteurs moins avisés, il convient tout de même de faire une rapide présentation de l’intrigue qui a été mise en place par Beth Fantaskey. C’est l’histoire de Jessica, une adolescente tout ce qu’il y a de plus normale, jusqu’à preuve du contraire. Oui mais voilà, la preuve en question n’est autre que Lucius Vladescu, prince et vampire de son état, qui lui apprend qu’elle aussi est une vampire, qu’elle a été adoptée, qu’elle est originaire de Roumanie, et qu’elle est sa fiancée ! Ça fait beaucoup à gober pour la pauvre Jessica qui a du mal à s’en remettre, d’autant plus que passé le drôle d’accent, le côté gothique, et les (trop) bonnes manières de Lucius, ce dernier est plutôt à son goût… Même si elle n’a pas l’intention de lui donner le plaisir de lui tomber dans le bras. Pourtant, leur mariage pourrait bien être plus indispensable qu’elle ne l’ose imaginer !

J’ai radicalement adoré la lecture de ce roman frais sur les vampires, où humour, clichés, conseils et romance sont au rendez-vous ! Un cocktail littéraire, que dis-je, un steak littéraire comme je les aime, saignant !

 

Editions “Le livre de poche” – Fantastique.
Vous pouvez trouver la suite des aventures de Lucius et Jessica dans le tome 2 “Comment sauver un vampire amoureux”.

« Le Bon Antoine » – Marie Desplechin

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Le Bon Antoine

Je pensais être déjà trop âgée pour pouvoir apprécier pleinement les histoires d’un collégien, puisque cela fait maintenant très longtemps (trop ?) que j’ai quitté les bancs du collège et même du lycée.

Vous allez rire, mais je me trompais. J’ai pris beaucoup de plaisir à dévorer « Le Bon Antoine » de Marie Desplechin, je me suis pas mal identifiée (malgré moi) à cette bonne poire comme il se qualifie lui-même… « Trop bon, trop con », comme dit ce dicton familier. C’est exactement ce à quoi Antoine me fait penser. C’est l’histoire d’un collégien banal, pas trop intéressé par les études, qui par une suite d’évènements va finir par devenir une « star » de son collège, un taggeur, un baby-sitter, va découvrir le monde du travail et va croquer la vie à pleines dents, tout simplement !

Ayant une sœur en troisième, j’ai trouvé l’intrigue plutôt prenante, et je n’ai pas arrêté d’imaginer que tout ça pouvait bien lui arriver dans son groupe d’amis. Je pense que cela m’a sans doute aidé à être encore plus proche de cette ribambelle de collégiens aussi normaux que détonants…

Ce roman, plein d’humour sur la vie des collégiens d’aujourd’hui, est une vraie bouffée d’air frais dans ma bibliothèque. Je ne peux que le conseiller aux jeunes et aux moins jeunes, car c’est aussi une vraie pépite pour mieux comprendre ce qu’il peut se passer dans la tête de nos amis, les adolescents, cette espèce un peu étrange par laquelle nous sommes tous passés, ou passons encore.

Et c’est sans doute pour ça que ce roman fait partie de la sélection du prix Gulli. Le prix Gulli du roman sera élu le 5 juin prochain par 10 familles sélectionnées pour l’occasion, parmi 7 titres.

Le Manoir. Liam et la carte d’éternité (tome 1), d’Evelyne Brisou-Pellen (Bayard)
Quelle épique époque opaque, d’Anne Pouget (Casterman)
Le bon Antoine, de Marie Desplechin (Gallimard Jeunesse)
Le Mystère de la tête d’or. Le trésor de l’isle (épisode 1), de Catherine Cuenca (Gulfstream)
Lina et la forêt des sortilèges. La tombola des démons (tome 1), de Serge Brussolo (Michel Lafon)
Le magicien du pharaon, d’Alain Grousset (Nathan)
Vampires, cartable et poésie, de Sébastien Joanniez (Rouergue)

Edit du 11/06/2013

C’est finalement Le Manoir d’Evelyne Brisou-Pellen qui a obtenu le prix Gulli.

Editions Gallimard Jeunesse, 03/2013.
Vous pouvez aussi lire, du même auteur, “La Belle Adèle”, aux éditions Gallimard Jeunesse.
Vous pouvez retrouver cette chronique sur le blog “On lit plus fort” des Editions Gallimard Jeunesse

“Thomas Drimm – La fin du monde tombe un jeudi” T1 – Didier Van Cauwelaert

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Thomas Drimm T.1

 

J’ai toujours apprécié les romans de Didier Van Cauwelaert, et c’est avec curiosité que je me suis procurée le premier tome de sa série « Thomas Drimm » au titre accrocheur : « La fin du monde tombe un jeudi ». Connaissant le style d’écriture de M. Van Cauwelaert, je ne pouvais que m’attendre à du génie de sa part, un peu de poésie, de malice, et un brin d’ironie.
Si vous aimez les livres de science fiction, si vous aimez les livres de M. Van Cauwelaert, alors vous serez très vite conquis par cette bouffée d’air frais qu’est ce livre !

M. Van Cauwelaert nous raconte l’histoire de Thomas Drimm, jeune adolescent, qui vit dans ce qu’on suppose être notre futur. Il vit aux Etats-Uniques (ai-je précisé que j’adorais les jeux de mots de M. Van Cauwelaert ? Du génie vous dis-je !), où la société est radicalement différente de la nôtre (mais peut être pas tant que ça…), prônant le bio, l’écologie, le politiquement correct, et surtout une idéologie de la chance (qui a même tendance à se rapprocher d’une religion… s’il n’y a pas d’ironie dans tout ça !). Bref, c’est un adolescent un peu obèse, mal dans sa peau, avec des parents qui voudraient qu’il soit bien meilleur en classe, et qui se sent enfermé dans ce monde où il faut tout faire comme tout le monde… Jusqu’au jour où, par le plus grand des hasards (ou pas…), il tue le célèbre Professeur Pictone d’un coup de cerf-volant. Le Professeur Pictone est un savant qui a inventé le dôme qui protège, soi-disant, les Etats Uniques de toute attaque nucléaire venant d’un autre Etat. Cependant voilà, le scientifique décédé dont le corps a été lesté au fond des océans par Thomas Drimm (c’est qu’il a beau être nul en tout, il en a là dedans !) se réincarne dans l’ours en peluche du garçon et lui annonce qu’il doit sauver le monde en détruisant ce bouclier qui est en réalité extrêmement nocif ! Thomas Drimm, qui aura d’abord du mal à en croire en tout ça (et on le comprend) demandera l’aide de sa jolie voisine, Brenda, pour l’accompagner dans ses nouvelles aventures !

Ce qui pourrait sembler n’être rien d’autre qu’un simple délire s’avère en réalité être une étude plutôt ironique de notre société actuelle. Ce roman nous offre un divertissement sans précédent, et il est suffisamment convaincant pour nous faire comprendre que tout ça pourrait arriver (et ça, c’est une véritable force !).
Cette série m’a donc pleinement convaincue, je vais bientôt m’atteler à la lecture du deuxième tome « La guerre des arbres commence le 13 », en attendant le troisième qui sortira sans doute bientôt en grand format ! Youpi !

« J’ai treize ans moins le quart, je n’ai l’air de rien, mais je suis en train de sauver la Terre. Et pas seulement en triant mes déchets. »

Editions Le Livre de Poche, 2010, au format poche.
Editions Albin Michel, 2009, grand format.
Site officiel de la série.