Monthly Archives: May 2013

“L’Elite” – Kiera Cass

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L'Elite

La suite de « La Sélection » ne pourra pas vous décevoir, croyez moi ! Je l’ai tout autant dévorée que le premier tome !

America Singer fait désormais partie de l’Elite, c’est-à-dire des finalistes pour gagner le cœur de Maxon. Seulement, pour cela, encore faudrait-il qu’elle soit capable de faire la part des choses sur ses sentiments, mais aussi sur le rôle qu’on attend d’elle. Car oui, son cœur balance entre Aspen, devenu garde au Palais, et Maxon, Prince héritier. Et soyons sincères, notre cœur balance aussi. Je serais sincèrement incapables de faire un choix, aussi les incertitudes d’America ne m’ont pas gêné. Comment voulez vous aimer un homme en qui vous n’avez pas une confiance sans limite, qui ne vous dis pas tout, qui se prend au jeu de la Sélection et qui pourtant semble l’aimer sincèrement ? Comment voulez vous rester de marbre face à l’homme que vous avez toujours aimé, qui n’a jamais cessé de vous aimer alors que vous imaginiez le contraire, et qui est prêt à vous attendre pour l’éternité s’il le faut du moment que vous faites un choix ?

Comment, en venant d’un rang social si peu élevé, voulez vous sentir capable de devenir une Princesse ? D’être aimée du peuple, d’être capable de diriger, de punir ?

Voilà toutes les questions que se posent America dans cette nouvelle aventure de la trilogie de Kiera Cass.
Mais, plus important encore, Kiera Cass continue à nous dévoiler l’histoire d’Illéa, sur fonds de conflits de plus en plus violents. Il vous sera possible de commencer à comprendre ce que recherchent les rebelles, comment le Royaume d’Illéa a-t-il été créé…
Vous allez aussi pouvoir approfondir les impressions que vous aviez de certains personnages, changer votre point de vue, et vous rendre compte qu’il y a encore tellement de choses que nous n’aurions jamais imaginé…

Ce deuxième tome est à la fois envoûtant et révoltant, je n’ai plus qu’une envie, qu’America Singer gagne la partie, devienne Princesse et change le monde une bonne pour toutes ! Mais cela semble mal parti…

Pour faire écho à ce que j’ai pu écrire sur ma chronique du tome 1, je n’ai jamais été aussi contente de ne pas être une princesse en refermant ce tome 2 ! C’est trop de responsabilités, et trop peu de liberté, semble-t-il…

A présent, il faudra attendre le printemps 2014 pour la sortie de « The One » (« L’Elue » peut être en français ?), dernier tome de cette trilogie de Kiera Cass qui aura été loin, très loin, de me laisser indifférente ! Kiera Cass a d’ailleurs annoncé cette semaine qu’elle avait mis un point final à son tome 3 (dur dur d’attendre aussi longtemps !).

C’est avec une révérence que je vous dis donc à très bientôt, pour suivre les aventures d’America, Maxon et Aspen !

PS : Et pour les plus impatients, on se voit cet automne pour l’adaptation télé du premier tome de la série, beaucoup plus adulte semble-t-il que le roman… Je suis un petit peu dubitative quant au casting, mais j’ai hâte de voir ce que cela va donner quand même !

Éditions Robert Laffont, collection R-jeunes adultes, 04/2013.
Vous pouvez retrouver la chronique du tome 1 ici.
Si vous êtes intéressés par la série télé, voilà un fansite plutôt bien conçu où vous pourrez suivre les dernières nouvelles la concernant !
Et toujours rendez vous sur le site de Kiera Cass, sur son pinterest ou sur son twitter.

“La Sélection” – Kiera Cass

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La sélection

Sensationnel ! Je conseille la lecture de ce livre aux adeptes de « Hunger Games » qui auraient préféré un peu moins de violence (en tout cas, je vous assure qu’on se sent moins coupable d’aimer ce livre que d’aimer « Hunger Games »).

Très honnêtement, j’ai dévoré ce tome 1 de la trilogie de Kiera Cass (ainsi que le tome 2 que vous trouverez chroniqué sur ce blog également), je n’ai pas su m’arrêter. Ou plutôt, je n’ai pas pu m’arrêter.

Sur fond de conte de fée (qui n’a jamais rêvé d’être une princesse ?), Kiera Cass nous entraîne dans un futur des plus crédibles, et nous en dit si peu qu’on a qu’une envie… Continuer pour en savoir plus sur ce qui est arrivé à notre monde actuel, ce qui va arriver à nos héros… Vous retrouverez le système de castes de « Hunger Games », et pour ça, je l’admets, cela ressemble peut être un peu trop à cette autre trilogie. Mais pour le reste, Kiera Cass a fait preuve d’une grande originalité. Elle a imaginé une compétition entre 35 jeunes filles pour devenir celle qui sera à la droite du Prince, celle qui gouvernera à ses côtés dans le futur. Rappelant un peu les jeux de télé-réalité qu’on commence à avoir l’habitude de voir sur nos écrans tard le soir, « La sélection » nous entraîne dans une dystopie où paillettes et robes de princesse cachent peut être un moyen de sauver le monde…

Car oui, il convient quand même de vous rappeler le contexte dans lequel se déroule l’histoire. Les Etats-Unis d’Amérique ont disparu suite à la quatrième guerre mondiale, et ont été colonisés par les chinois, et sont devenus les Etats-Unis de Chine. Mais Gregory Illéa (vous m’excuserez, je l’ai lu en V.O, donc je ne connais pas les noms qui ont été choisis dans la version française) a sauvé le pays en faisant des alliances avec l’Europe, et a fondé le royaume d’Illéa dont il fut pendant longtemps le Roi. Aujourd’hui, le prince héritier Maxon doit trouver sa fiancée parmi une sélection de 35 jeunes filles de castes différentes. America Singer, notre héroïne, a tout ce dont elle peut rêver, une famille aimante, un petit ami caché tout aussi charmant qu’un prince, Aspen, et la vie devant elle. Forcée par sa mère, mais aussi par Aspen, elle participe à la Sélection, persuadée qu’elle ne pourra pas être retenue. Mais quand son nom est appelé, c’est sa vie qui bascule. Elle n’a pas prête à devenir une princesse, encore moins à passer du temps avec ce Prince de pacotille, tout ce qu’elle veut, c’est vivre avec Aspen, mais cela semble désormais compromis. S’ensuit alors une aventure hors du commun au sein même du Palais. Kiera Cass a eu l’excellente idée d’ajouter à cette histoire un fond de rébellion, un fond historique qui m’a dès le début intrigué et qui a contribué à renforcer mon intérêt pour ce conte de fée moderne…

Car s’il s’agit bien de la compétition d’une vie pour America Singer, ne pourrait-il pas plutôt s’agir de la compétition qui pourra sauver de nombreuses vies dans le monde ? Nous ne le saurons malheureusement qu’au terme de cette romantique mais néanmoins épique aventure…

Croyez moi, je n’ai jamais autant eu envie d’être une princesse qu’en refermant ce livre !

Éditions Robert Laffont, Collection R-jeunes adultes, 2012.
Vous pouvez retrouver la chronique du tome 2 ici.
Et je vous conseille d’aller faire un petit tour sur le site de Kiera Cass, ainsi que son Pinterest !

“Multiversum” – Leonardo Patrignani

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Quand l’imagination et la science font si bon ménage qu’on a envie d’y croire ! Stupéfiant !

Multiversum

Le titre est particulièrement accrocheur, la couverture m’a tout de suite fait rêver, ce roman est tout simplement génial ! Car oui, il a fallu faire preuve de génie pour associer d’une manière si convaincante la science et l’imagination pour faire de ce roman une aventure si crédible !

« Multiversum » c’est l’histoire d’Alex et Jenny, deux adolescents qui communiquent depuis de nombreuses années par la pensée. Convaincus qu’ils doivent se rencontrer, Alex fait tout le voyage jusqu’en Australie pour rencontrer Jenny. Mais alors qu’ils se trouvent au même endroit, au même moment, ils ne parviennent pas à se voir. Et c’est là que Marco, le meilleur ami handicapé d’Alex, intervient pour fournir l’expression la plus fantasque et pourtant la plus vraisemblable qui soit : il existe des univers parallèles où chaque personne, chaque individu sur la planète, a fait des choix différents. En existe-t-il un seul ? En existe-t-il des centaines, voire des milliers ? Et pourquoi Alex et Jenny seraient-ils capables de communiquer alors qu’ils ne font pas partie du même univers ? Quel terrible destin les attend ? Vous le découvrirez en lisant « Multiversum », véritable pépite de science fiction !

Je suis encore époustouflée par ce que j’ai pu lire, j’en viens même à imaginer ce qui aurait pu arriver si j’avais fait des choix différents par le passé, comment ma vie aurait changer, comment le monde aurait pu changer… J’avais pour habitude de lire ce genre de récits sur des évènements historiques, mais jamais sur notre futur, car oui, l’histoire se passe en 2014… Notre futur proche, et quel futur proche ! Mais je ne vous en dis pas plus ! Je ne veux surtout rien gâcher de ce mystère qui plane sur ce roman, formidable de par sa diversité et son originalité !

Réussir à monter un récit aussi complexe et le rendre suffisamment simple pour des lecteurs non initiés n’a sans doute pas été facile, et c’est ce qui rend ce roman touchant également. De plus, l’auteur parvient à faire preuve de critiques sur notre monde actuel, sans pour autant plonger dans la dystopie, même si je mesure mes mots…

Partez à la rencontre d’une multitude de personnages, sans savoir ce qu’ils peuvent avoir en commun, alors qu’au bout du compte, tout est lié… Découvrez l’incroyable destin qui attend Jenny et Alex… Vivez un amour plus fort que toutes les barrières posées par notre imagination…
Et soyez surtout prêts à devoir attendre de pouvoir lire le tome 2… Et cela, c’est sans doute le plus dur à accepter au moment de fermer ce roman pour le moins explosif.

Mais qui sait ? Peut être que dans un univers parallèle, la trilogie est déjà parue aux éditions Gallimard Jeunesse ?
Je vous laisse, je vais regarder les étoiles, et vérifier ma théorie !

Editions Gallimard Jeunesse, 7/05/2013.
Retrouvez cette chronique sur le blog “On lit plus fort” des Editions Gallimard Jeunesse. (FB)
Et à dans un an (optimisme quand tu nous tiens !) pour le tome 2 “Memoria”.

“La marque des Anges T.2 – Revenante” – Laini Taylor

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♥♥♥ Attention coup de cœur ! ♥♥♥

Revenante

C’est avec un peu d’appréhension que j’ai commencé à lire le tome 2 de Fille des chimères (qui a d’ailleurs été réédité entre temps, la trilogie ayant aujourd’hui un nom « La marque des Anges », ainsi qu’une nouvelle couverture, jolie, bien que peu originale…).

En effet, j’avais pu lire quelques avis négatifs concernant le tome 2 en V.O. Ayant commencé la lecture en VF, j’ai donc attendu patiemment le tome 2 en version française, inquiète à l’idée que le génie qui m’avait transporté dans le premier tome ne soit pas au rendez vous !

Et j’ai maintenant du mal à comprendre les avis négatifs ! Non seulement, ce tome 2 est génial, mais je trouve qu’il est encore meilleur que le tome 1 (ce qui était déjà difficile à accomplir !).

Petit rappel donc pour ceux qui n’ont plus trop de souvenir sur le tome 1 (attention spoilers pour ceux qui ne l’ont pas lu !) :

Karou, héroïne mystérieuse aux cheveux bleus a un secret, elle vit avec des chimères. Ces chimères l’ont élevée, en échange de ses services ponctuels. En effet, Sulfure a besoin de dents, sans que Karou sache exactement pourquoi. Pendant une course qu’elle faisait au Maroc, Karou va se retrouver nez à nez avec un Ange, un Ange qui semble vouloir la tuer, mais elle va parvenir à lui échapper. Seulement voilà, Akiva, Ange de son état, vouant une haine farouche aux chimères (comme tout membre de son espèce), semble attirer par la jeune Karou, et va finalement essayer de mieux la connaître. Tombant amoureux l’un de l’autre, ils ne se doutent pas un instant de la fatalité qui ne va pas tarder à les toucher. Car si les yeux tatoués sur les mains de Karou semblent peu de choses, en vérité, ils signifient tout. Tout ce qu’était Karou dans sa vie antérieure, tout ce qu’était Karou, « Espoir », avant que Sulfure ne la ressuscite. Car Karou n’est autre que Madrigal, chimère Kirin (mi-humaine, mi-bouc, avec des ailes de chauve-souris), grande guerrière, promise au Loup Blanc, prince des Chimères, intrépide et sans merci. Mais Madrigal est avant tout celle qui a sauvé Akiva sur le champ de bataille, celui qui deviendra par la suite son amant, celui qui devra la regarder mourir car leur amour est interdit, celui qui par vengeance, persuadé que le Loup Blanc et Sulfure sont à l’origine de la mort de sa bien-aimée, va fournir aux Anges la clé pour anéantir le royaume des Chimères à tout jamais. Et c’est d’ailleurs là que se terminait le premier tome de « La marque des Anges », alors que Karou/Madrigal apprend que par la faute d’Akiva, sa famille a été décimée, et que plus jamais il ne sera possible de faire revivre des chimères, puisque le résurrectionniste, Sulfure, a péri avec tous les autres…

Autant vous dire que le tome 1 se terminait dans un suspense saisissant, et une rupture des plus prenantes !

Et nous revoilà plongés dans le monde de Karou et Akiva, le monde des chimères et des Anges, alors qu’Akiva décide de rejoindre son frère et sa soeur, sans savoir si Karou est seulement encore vivante, tandis que de son côté Karou va rejoindre les quelques survivants de son espace (ouf, il y en a !), et va leur offrir son aide, beaucoup plus précieuse qu’il n’y paraît. Karou souffre de la trahison d’Akiva, qui a exterminé toute sa famille, et ne désire à présent qu’une seule chose, se venger ! Et pour cela, elle va faire appel au terrible Loup Blanc, au monstrueux Loup Blanc. A-t-elle fait le bon choix ? A-t-elle eu tort d’aimer Akiva ? De croire qu’avec une touche d’espoir, son monde pouvait changer ?

L’écriture est toujours aussi fluide (mes respects à la traductrice !), saisissante, nous partons à la rencontre de nouveaux personnages, nous retrouvons les anciens (oui oui, Mike et Suzanna seront de la partie !), et ce cocktail nous donne un tome 2 des plus réussis ! Action, trahison, amour et espoir sont au rendez vous dans ce nouveau chef d’œuvre plein d’imagination que nous offre Laini Taylor ! C’est décidément une des séries fantastiques de ces dernières années que je préfère !

En effet, elle dénote par son originalité (des anges oui, mais des chimères, c’est plutôt rare d’en croiser !), par son ésotérisme aussi (la résurrection par les colliers de dents, génial !).

N’hésitez pas à vous jeter dessus pour passer un excellent moment et dévorer ces 559 pages de pur plaisir ! Attention toutefois, le tome 3 n’étant pas encore sorti aux Etats-Unis, il faudra s’armer d’une patience redoutable pour accepter de devoir attendre longtemps encore la version française (sans doute courant 2014, après tout, avec un peu d’espoir, tout est possible !)

Et pour ceux qui n’auraient encore jamais touché à cette série, n’attendez plus, foncez ! Vous ne le regretterez pas !

Éditions Gallimard Jeunesse, 2013. Blog “On lit plus fort” des éditions Gallimard Jeunesse (page FB)
Vous pouvez trouver la chronique du tome 1 de la série “La marque des Anges – Fille des chimères” ici.

“Frisson” – Maggie Stiefvater

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Frisson - Maggie Stiefvater

C’est triste que j’avais refermé la saga Nightshade, perdant à jamais contact avec mes loup-garous préférés. Si les vampires commencent à me fatiguer, les loup-garous, au contraire, aussi étonnant que cela puisse paraître, me passionne.

Ce que je trouve le plus fascinant dans les dernières séries fantasy qui leur sont consacrées, ce sont les différences dans la façon de les appréhender.

Dans Twilight, la chaleur corporelle d’un loup-garou avoisine les 50°c, dans « Frisson » il n’en est rien, mais la température extérieure agit sur leur transformation en loup, ou en humain. C’est d’ailleurs cette idée qui m’a convaincue de me procurer cette nouvelle trilogie, que je lis maintenant avec délice, en toute simplicité (ce n’est pas non plus de la grande littérature, mais c’est très agréable !).

Évidemment, vous retrouvez sous vos yeux le schéma habituel. Une fille à peu près normale (mais pas trop quand même !), passionnée par les loups depuis qu’elle est petite, Grace, suit depuis des années une meute de loups qui vit près de chez elle. Et en particulier un loup, son loup, jusqu’à ce qu’un malheureux accident entraîne une chasse sans merci contre ses protégés. C’est alors qu’elle retrouve un garçon sur le pas de sa porte, blessé par balles, et son regard lui dit quelque chose…
Sam, loup-garou de son état, sait qu’il vit sans doute sa dernière année en tant qu’humain, qu’il deviendra loup pour toujours, et il décide alors de profiter de Grace jusqu’à la dernière seconde. S’ensuit alors une exaltante aventure pour trouver une solution au problème des loups, afin que cet amour impossible puisse survivre au plus rude des hivers ! (tout ça, en trois tomes bien entendu !).

C’est donc ce qu’il y a de plus classique, mais c’est très sympathique à lire. Les personnages sont attachants, l’imagination dont fait preuve l’auteur est plutôt convaincante, et l’histoire tient debout. Que peut-on demander de plus ?

Autre côté original qui m’a plu, l’histoire est racontée à la première personne par les deux héros, suivant les chapitres, de quoi découvrir le caractère de chacun, et leurs pensées ! J’adore !

C’est une trilogie que je recommande aux passionnés de bit-lip, fantasy, ou loup-garous ! De quoi passer un bon moment, tout simplement !

Et si vous êtes comme moi, vous finirez par avoir une phobie du thermomètre !

 

Editions Le Livre De Poche, 2012.
Grand format aux éditions Hachette Jeunesse, collection Black Moon.

“Heather Mallender a disparu” – Robert Goddard

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Heather Mallender a disparu - Robert Goddard

Je reviens sur un roman que j’aurais pu dévorer (comme d’autres lecteurs avides de connaître le dénouement de cette fabuleuse enquête), mais que j’ai plutôt savouré, lentement, pour finalement ne plus tenir, et me sentir obligée de lire le plus vite possible pour comprendre le pourquoi du comment.

Car oui, Robert Goddard est un maître incontesté du suspense, il nous sème des indices à droite, à gauche, afin que le dénouement nous paraisse encore plus surprenant ! (et autant vous dire que le dénouement de ce roman est une vraie perle, comme je les aime !)

Mais rappelons aux lecteurs moins chanceux de quoi traite « Heather Mallender a disparu ». Le titre parle de lui-même, c’est l’histoire de Heather Mallender, qui, vous vous en doutez maintenant, a disparu lors d’un séjour à Rhodes, dans la villa d’un diplomate anglais, gardée par Harry Barnett, alcoolique d’une cinquantaine d’années, qui est en fait le héros de notre histoire. Celle-ci se déroule d’ailleurs dans un passé assez proche, à la fin des années 80. Heather Mallender disparaît donc alors qu’elle fait une randonnée avec Harry Barnett, avec qui elle semble liée d’amitié. Ce dernier est donc le suspect n°1 pour la police qui enquête sur la disparition de la demoiselle, ajouter à cela que M. Barnett est plutôt un ennemi de la famille, et vous obtenez le coupable idéal. Le coupable un peu trop idéal… Laissant ses bouteilles loin derrière lui (ou presque), Harry Barnett décide de mener l’enquête pour retrouver Heather, persuadé qu’elle est encore vivante. Le hasard faisant bien les choses, il se retrouve en possession des dernières photographies de la jeune femme. 24 photographies qui vont l’entraîner sur les pas d’Heather, et d’une terrible machination… En sortira-t-il seulement indemne ?

Le résumé, pour ma part, avait achevé de me convaincre que je devais à tout prix me procurer ce roman haut en couleurs (de plus, il n’est pas tout à fait déplaisant de voyager un peu, entre la Grèce et l’Angleterre). Je n’avais encore jamais lu de romans de Robert Goddard, même si « Par un matin d’automne » m’attend sagement dans la bibliothèque. Je suis désormais ravie d’avoir pu découvrir cet auteur qui manie l’écriture et le suspense à la perfection. La galerie de personnages est des plus convaincantes, et vous ne cesserez de passer d’un coupable à un autre, vous serez baladé par l’auteur, et ce jusqu’aux dernières pages du roman, ce qui est assez exceptionnel !

Bien que le roman soit assez long, vous pourrez sans peine le dévorer, croyez moi ! Cette soif de connaître le fin mot de l’histoire est des plus présentes dans ce roman… policier ?

715 pages que vous ne regretterez pas d’avoir lues, effet surprise garanti !

 

Éditions Le Livre de Poche – Sélection prix des lecteurs 2013 (mai)
En grand format, éditions Sonatine.

Si ce livre vous a plu, n’hésitez pas à vous jeter sur le nouveau Robert Goddard : “Le secret d’Edwin Strafford”, sorti en mars dernier aux éditions Sonatine.

“La première chose qu’on regarde” – Grégoire Delacourt

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Crédit JC Lattès

J’avais beaucoup entendu parler de « La liste de mes envies », qui semblait avoir conquis plus d’un lecteur, et je me suis donc lancée dans la lecture du nouveau roman de Grégoire Delacourt, « La première chose qu’on regarde », paru le 20 mars dernier.

A la lecture du résumé, je m’attendais à un roman très comique, assez enlevé, ce qui allait me changer de ma dernière lecture. Il s’agit de l’histoire d’Arthur Dreyfuss, un mec comme les autres, peut être un peu plus étrange, qui un soir voit débarquer Scarlett Johansson chez lui, dans son village paumé.

On imagine déjà tout ce qui pourrait se produire, tous les clichés qui pourraient être mis à mal par l’auteur, tous les gags qui pourraient nous faire rire… Et au final, on est vraiment loin du compte.

Je ne peux cacher que j’ai été assez déçue par ce roman, même si d’un point de vue purement objectif, faisant fi de mes attentes, je dirais que c’est plutôt réussi, comme manière de surprendre le lecteur dans le récit (et je n’en dirais pas plus, pour ne rien gâcher à ceux et celles qui le liraient…).

L’auteur décrit à merveille la naissance de l’amour entre deux personnes cassées par la vie, que leur relation pourrait réparer… Deux personnes qui semblent si normales, et pourtant si différentes de nous, avec leurs échecs, leurs émois, leur sensibilité. Et pour ça, le roman ne peut qu’être beau, écrit avec une plume juste et parfois acerbe, pour nous évoquer les sentiments éprouvés par nos deux héros.

J’ai été touchée par eux, mais j’ai aussi été très gênée, de par leurs caractères, mais aussi de par la présentation qui a été faite dans le roman. Je n’ai pas l’habitude que les dialogues se perdent au fin fond du récit, et qu’il soit parfois difficile de les distinguer de la narration. Je n’ai non plus compris toutes les références que l’auteur a pu faire, et je pense que c’est dommage, pour les lecteurs d’une autre génération que celle de l’auteur dirons nous. Là encore, chaque lecteur a sa sensibilité, et sur ces points là, elle est forcément très différente.

J’ai finalement été très surprise par le style d’écriture qui m’avait été vanté jusque là. C’est donc plutôt déçue que j’ai refermé ce livre (bien que la fin m’ait beaucoup plus quand même, par sa justesse notamment, et car elle permet au titre de nous dévoiler tout son
sens !). Toutefois, je souhaite saluer le travail de Grégoire Delacourt, car c’est sans nul doute un roman original, et je lirais quand même « La liste de mes envies » qui m’a tout l’air d’être une petite perle dans le paysage littéraire français de ces dernières années !

Et vous, quelle est la première chose que vous regardez ?

Editions JC Lattès, 20/03/2013.