Monthly Archives: April 2013

“Hush Hush” – Becca Fitzpatrick

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hush-hush

Je vais vous chroniquer le premier tome de la saga des anges déchus. Pour ma part, j’adore cette idée de faire intervenir les anges dans la littérature fantastique, d’autant plus que ce sont des anges déchus, c’est-à-dire des anges méchants (vous vous ne doutiez, avouez…). Malgré cela, je trouve que c’est une mode qui se répand de plus en plus, et ça commence déjà à me fatiguer un peu.
Cela ne m’a pourtant pas empêché d’apprécier pleinement « Hush Hush », premier tome d’un série en 4 tomes (Crescendo, Silence, Finale). Mais laissez moi vous en raconter un peu l’histoire…

A l’origine c’est l’histoire de Nora, lycéenne sans histoire, qui a le malheur (si on peu le qualifier ainsi) d’attirer trop l’attention de Patch, sans savoir pourquoi. Patch, c’est le mec pour lequel toutes les filles craquent au lycée et qui n’a l’air de s’intéresser à personne, sauf à Nora. Elle, tout ce qu’elle veut savoir, c’est si les événements étranges qui se déroulent dans son sillage sont liés au mystérieux Patch, qui l’inquiète de plus en plus. Jusqu’à ce qu’elle découvre que Patch est plus que ce qu’il prétend être, c’est un ange… Mais pas n’importe quel ange, c’est un ange déchu, un ange qui a décidé de descendre vivre sur Terre, un ange condamné…

Le début de cette saga nous laisse imaginer sans peine combien la série promet d’être intéressante et palpitante. J’ai adoré le couple Nora/Patch, il est rare d’avoir un héros tel que Patch, qui donne plutôt l’impression, pendant les ¾ du roman d’être un méchant… Alors autant vous dire que ce roman, on ne le lâche pas, on le lit d’une traite, parce qu’on a besoin de savoir…

Et en plus, c’est de la drogue à petit prix puisque les trois premiers tomes sont aujourd’hui sortis en poche. Le dernier tome, Finale, sorti le 7 novembre dernier, sortira sans doute en poche au début de l’année 2014. Si vous adorez les séries fantastiques, que vous voulez une histoire d’amour à la Twilight, et que vous désirez vous essayer aux anges, je vous conseille cette série de Becca Fitzpatrick ! Vous ne vous ennuierez pas !

Editions Le Masque, 2010.
En poche aux éditions Pocket Jeunesse.

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“La mort s’invite à Pemberley” – P.D James

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La mort s'invite à Pemberley

 

Je me suis procuré cet ouvrage en version originale, la lecture a donc été plus longue et parfois, je l’avoue, plus fastidieuse, PD James ayant reproduit le vocabulaire et le style de l’époque de Jane Austen.

Je m’adresse à toutes les passionnées (et les passionnés, je sais qu’il y en a !) de Jane Austen, et en particulier d’ « Orgueil et Préjugés », puisqu’il s’agit ici d’une suite à ce fabuleux roman, rédigée par la grande P.D James, maîtresse du roman policier anglais ! De quoi me mettre l’eau à la bouche !

Imaginez un instant que quelques années se sont écoulées depuis que M. Darcy et Elizabeth se sont mariées, ils ont maintenant plusieurs enfants, vivent heureux à Pemberley, comme nous le suggère si bien Jane Austen à la fin de son roman. Oui mais voilà, c’était sans compter le retour de Lydia et de Wickham qui va leur causer beaucoup de soucis…

C’est avec joie que j’ai pu retrouver tous mes personnages préférés pour une nouvelle aventure, plus noire cette fois-ci puisque survient un accident… ou un meurtre… qu’il va falloir élucider ! Si j’ai été pleinement comblée par le roman en lui-même, l’enquête ne m’a pas paru extraordinaire, non que j’eus deviné ce qu’il allait advenir de nos personnages à la fin de ce roman (et je ne vous dirais rien dessus d’ailleurs !), mais j’ai trouvé que le rythme était un peu lent. Cela dit, ça ne peut pas faire de mal, comparé à tous ces romans policiers que l’on peut lire aujourd’hui, et puis c’est aussi le rythme de l’époque.

P.D James recrée à la perfection l’univers déjà si parfait d’ « Orgueil et Préjugés ». Cela reste une pépite que je conseille de lire à tous les inconditionnels du roman de Jane Austen !

Et si vous êtes un inconditionnel des adaptations des univers de Jane Austen, vous pourrez bientôt retrouver « Longbourn », de Jo Baker, qui racontera « Orgueil et Préjugés » du point de vue des domestiques !

 

Editions Fayard, 2011.
Quelques informations sur “Longbourn” de Jo Baker.

“Comment se débarrasser d’un vampire amoureux” – Beth Fantaskey

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Comment se débarrasser d'un vampire amoureux

 

Oui, je sais, vous aussi vous commencez à en avoir assez d’entendre parler de vampire, de bit-lip, trop c’est trop… Oui mais voilà, parfois il faut savoir accepter l’évidence : il y a du talent même dans les sordides histoires de vampires que les gens pensent n’être que de pâles copies de Twilight. A ceux là, je dis : « FAUX » !

Mais à vous, chers lecteurs avertis, je conseille la lecture de ce pseudo-guide pratique « Comment se débarrasser d’un vampire amoureux ». Sait-on jamais, chères lectrices (principalement quand même), cela pourrait bien vous arriver un jour ! Et vous seriez biens avisées d’avoir entrepris la lecture de ce mode d’emploi haut en couleurs pour éviter tout débordement, effusion de sang, pieux en folie, et j’en passe !

Je crois que je n’ai jamais autant apprécié un roman sur les vampires. Bien sûr, j’ai lu Twilight, et j’ai été accroc jusqu’au dénouement… Mais ce roman est beaucoup plus léger, plus drôle, et j’irais même jusqu’à dire… plus captivant !

Bref, vous vous en doutez, j’ai adoré ! Je n’ai quasiment pas pu refermer ce roman jusqu’à ce qu’il n’y ait plus aucune page à dévorer (heureusement que le tome 2 est là pour faire épancher ma soif de lecture !).

Toutefois, pour les lecteurs moins avisés, il convient tout de même de faire une rapide présentation de l’intrigue qui a été mise en place par Beth Fantaskey. C’est l’histoire de Jessica, une adolescente tout ce qu’il y a de plus normale, jusqu’à preuve du contraire. Oui mais voilà, la preuve en question n’est autre que Lucius Vladescu, prince et vampire de son état, qui lui apprend qu’elle aussi est une vampire, qu’elle a été adoptée, qu’elle est originaire de Roumanie, et qu’elle est sa fiancée ! Ça fait beaucoup à gober pour la pauvre Jessica qui a du mal à s’en remettre, d’autant plus que passé le drôle d’accent, le côté gothique, et les (trop) bonnes manières de Lucius, ce dernier est plutôt à son goût… Même si elle n’a pas l’intention de lui donner le plaisir de lui tomber dans le bras. Pourtant, leur mariage pourrait bien être plus indispensable qu’elle ne l’ose imaginer !

J’ai radicalement adoré la lecture de ce roman frais sur les vampires, où humour, clichés, conseils et romance sont au rendez-vous ! Un cocktail littéraire, que dis-je, un steak littéraire comme je les aime, saignant !

 

Editions “Le livre de poche” – Fantastique.
Vous pouvez trouver la suite des aventures de Lucius et Jessica dans le tome 2 “Comment sauver un vampire amoureux”.

« Le Bon Antoine » – Marie Desplechin

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Le Bon Antoine

Je pensais être déjà trop âgée pour pouvoir apprécier pleinement les histoires d’un collégien, puisque cela fait maintenant très longtemps (trop ?) que j’ai quitté les bancs du collège et même du lycée.

Vous allez rire, mais je me trompais. J’ai pris beaucoup de plaisir à dévorer « Le Bon Antoine » de Marie Desplechin, je me suis pas mal identifiée (malgré moi) à cette bonne poire comme il se qualifie lui-même… « Trop bon, trop con », comme dit ce dicton familier. C’est exactement ce à quoi Antoine me fait penser. C’est l’histoire d’un collégien banal, pas trop intéressé par les études, qui par une suite d’évènements va finir par devenir une « star » de son collège, un taggeur, un baby-sitter, va découvrir le monde du travail et va croquer la vie à pleines dents, tout simplement !

Ayant une sœur en troisième, j’ai trouvé l’intrigue plutôt prenante, et je n’ai pas arrêté d’imaginer que tout ça pouvait bien lui arriver dans son groupe d’amis. Je pense que cela m’a sans doute aidé à être encore plus proche de cette ribambelle de collégiens aussi normaux que détonants…

Ce roman, plein d’humour sur la vie des collégiens d’aujourd’hui, est une vraie bouffée d’air frais dans ma bibliothèque. Je ne peux que le conseiller aux jeunes et aux moins jeunes, car c’est aussi une vraie pépite pour mieux comprendre ce qu’il peut se passer dans la tête de nos amis, les adolescents, cette espèce un peu étrange par laquelle nous sommes tous passés, ou passons encore.

Et c’est sans doute pour ça que ce roman fait partie de la sélection du prix Gulli. Le prix Gulli du roman sera élu le 5 juin prochain par 10 familles sélectionnées pour l’occasion, parmi 7 titres.

Le Manoir. Liam et la carte d’éternité (tome 1), d’Evelyne Brisou-Pellen (Bayard)
Quelle épique époque opaque, d’Anne Pouget (Casterman)
Le bon Antoine, de Marie Desplechin (Gallimard Jeunesse)
Le Mystère de la tête d’or. Le trésor de l’isle (épisode 1), de Catherine Cuenca (Gulfstream)
Lina et la forêt des sortilèges. La tombola des démons (tome 1), de Serge Brussolo (Michel Lafon)
Le magicien du pharaon, d’Alain Grousset (Nathan)
Vampires, cartable et poésie, de Sébastien Joanniez (Rouergue)

Edit du 11/06/2013

C’est finalement Le Manoir d’Evelyne Brisou-Pellen qui a obtenu le prix Gulli.

Editions Gallimard Jeunesse, 03/2013.
Vous pouvez aussi lire, du même auteur, “La Belle Adèle”, aux éditions Gallimard Jeunesse.
Vous pouvez retrouver cette chronique sur le blog “On lit plus fort” des Editions Gallimard Jeunesse